Asters

Edité le 07/08/2007

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Plan national d'actions en faveur du Gypaète barbu dans les Alpes françaises

Gypaète in live : Webcam 1 et Webcam 2

Piloté par Asters autour du Parc National de la Vanoise, du Mercantour et de la Ligue de Protection des Oiseaux pour la France, le Parc National du Hohe Tauern en Autriche, le Parc National du Stelvio, Gran Paradisio et Alpi Marittime en Italie. Il est placé sous la responsabilité scientifique de la Fondation pour la Conservation du Gypaète barbu et le Réseau Alpin des Espaces Protégés participe à la coopération internationale. Il est soutenu par l'Union Européenne, le MEDAD et la région Rhône Alpes de 2003 à 2007.
L'objectif du programme est l'installation d'une population autonome et naturelle dans les Alpes. Il comprend plusieurs sous-objectifs comprenant chacun des actions et moyens spécifiques.

Sous objectif 1 : renforcer la population par la poursuite de la réintroduction de gypaètes issus d'élevages

Différentes actions ont ainsi été mises en place :

  • réduire les causes de mortalité des reproducteurs captifs et augmenter la productivité en poussins à réintroduire. Développer les liens dans le réseau européen des élevages,
  • mettre en place une vidéo surveillance au centre français d'élevage,
  • assurer le suivi génétique du stock de géniteurs pour le choix des oiseaux à réintroduire,
  • poursuivre la réintroduction de jeunes pour renforcer la population naturelle en cours d'implantation.

Sous objectif 2 : suivre la dispersion sur l'arc alpin des oiseaux réintroduits puis leur sédentarisation lorsqu'ils sont en âge de se reproduire :

Différentes actions ont ainsi été mises en place :

  • se servir des conclusions du LIFE "conservation du gypaète dans les Alpes françaises" qui se termine en décembre 2002, pour améliorer le suivi de la dispersion des jeunes réintroduits, cette fois ci à l'échelle de tout l'arc alpin,
  • équiper les oiseaux réintroduits avec des balises pour le suivi par satellite,
  • échanger les données à l'échelle de l'arc alpin (International Bearded Vulture Monitoring) pour élaborer une cartographie des sites préférentiels fréquentés par les oiseaux,
  • former les personnels de terrain aux méthodes de reconnaissance des classes d'âge des gypaètes.

Sous objectif 3 : préserver les couples naturels reproducteurs, réduire les menaces, favoriser les ZPS

Différentes actions ont ainsi été mises en place :

  • localiser les couples de gypaètes installés ou en cours d'installation dans les ZPS et hors des ZPS,
  • assurer la quiétude sur les sites de reproduction. Réduire les dérangements dus à l'escalade, au survol, à la chasse photographique,
  • réduire les risques de mortalité par câble à proximité des sites de reproduction,
  • favoriser la création de nouvelles ZPS,
  • assurer le suivi génétique sur les sites de reproduction (plumes, coquilles d'œuf).

Sous objectif 4 : impliquer les habitants des sites concernés, pérenniser les actions, entretenir les liens avec les autres programmes européens LIFE Gypaète

Différentes actions ont ainsi été mises en place :

  • mettre en place une plateforme d'informations internationales sur site internet,
  • diffuser l'information internationale par le biais de bulletins périodiques dans les langues alpines. Réaliser une brochure en langues alpines sur le programme international,
  • réaliser des journées de formation à destination des personnels d'accueil du public dans les espaces naturels,
  • réunir les acteurs de la conservation du gypaète en Europe (Alpes, Grèce, Espagne) lors de réunions INTERLIFE.

Les résultats attendus pour ce programme sont :

  • la réintroduction de six à huit jeunes gypaètes par an sur quatre années, soit 25 % d'accroissement du nombre d'oiseaux réintroduits,
  • la mise au point de nouvelles méthodes de suivi, de détermination du taux de survie et de la répartition géographique de la population réintroduite depuis quinze ans sur l'ensemble du massif alpin,
  • l'augmentation du nombre de couples installés reproducteurs : de six couples au moment du dépôt du dossier à neuf ou dix couples en fin de programme, soit 50 % d'implantations nouvelles.
  • la mise en place de conventions de gestion dans les ZPS,
  • la mise en place du site internet, la diffusion des bulletins périodiques en langues alpines et la création de la brochure internationale tirée à 45 000 exemplaires.